Unique en son genre - Clotilde Lemarchant - Education et société - Format Physique et Numérique | PUF  

Unique en son genre

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Unique en son genre
Unique en son genre
Sous-titre: 
Garçons et filles minoritaires en filières techniques
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Catégorie: 
Livre numérique
Date de parution: 
30/08/2017
19,99 €
Article attaché: 
A paraître
Disponible en France métropolitaine uniquement.

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Expéditeur

Résumé

La mixité est officialisée depuis 1975 dans le système scolaire français. Pourtant, comment expliquer que le succès des filles à l’école dans toutes les disciplines n’a pas remis en cause leur absence dans de nombreuses formations dites de « sciences et techniques » ? Pourquoi les garçons manquent-ils eux aussi dans certaines spécialités, de fait largement féminines ? Ce livre s’intéresse aux jeunes atypiques car minoritaires, en tant que filles ou garçons, dans les formations techniques. Quelles sont leurs motivations, leurs profils, leurs projets et l’accueil qui leur est réservé ? Quelles résistances rencontrent-ils dans leur intégration ? Comment les politiques publiques, les familles et les personnels des lieux de formation accompagnent-ils ces démarches et expériences atypiques ?
Clotilde Lemarchant fait le point sur ces situations qui illustrent l’inachèvement de la mixité dans certains espaces de notre société, et l’impensé de certaines questions ayant trait au genre et à la technique.


Caractéristiques

Code ISBN: 
978-2-13-079924-5
Numéro d'édition: 
1

Sommaire

Table des matières: 

Introduction – les formations techniques à l’épreuve du genre     


Étudier la mixité scolaire : un anachronisme ?              
Des spécialités très sexuées 
L’École à l’épreuve du genre
Egalité, mixité, parité,
Des politiques publiques en faveur de l’égalité
La mixité fait débat
Les formations techniques, un champ d’observation du genre
Le « déni de la technique » fait aux femmes
Filles et garçons en situation minoritaire
Orientation scolaire et genre
Genre et classes populaires
L’atypisme comme révélateur
Une enquête multiforme


Chapitre 1 – Femmes en « métiers d’hommes » – et vice versa


1 – Permanence et changements


2 – Une féminisation de la société
Dynamique des regards et des outils d’observation
Un contexte favorable aux femmes
La féminisation des professions « supérieures »
Moins de bastions masculins
L’ouverture des « métiers de femmes » aux hommes


3 – Des résistances à la mixité professionnelle
Des professions ségréguées
L’exemple des collectivités locales
Des inversions de tendance
Des bastions masculins
Des bastions féminins ?
Le poids des représentations
Réseaux et homosociabilité


4 – Ségrégation verticale et ségrégation horizontale


5 – Hommes et des femmes dans les sciences et techniques
Le rapport des femmes aux techniques
Spécialiser pour ne pas comparer
Trop de femmes ?
Une question d’échelle


Chapitre 2 – Mixité et parité dans les formations professionnelles


1 – Mixité, parité dans les formations : état des lieux
a- Dans les formations générales
Plus de filles en série S depuis les années 2000
Le bilan en 2014 et 2015
b- Dans les formations professionnelles
Une tradition de forte ségrégation sexuée
Stabilité dans le temps : le point en 2004 et 2009
Pérennité du schéma sexué d’orientation scolaire : bilan en 2014 et 2015
c- Dans l’apprentissage


2 – La mixité tardive des formations techniques
a- La féminisation de l’enseignement primaire
b- Présence massive des congrégations féminines
c- Le difficile accès à l’enseignement secondaire
d- L’enseignement technique : une mixité plus tardive


3 – Une dimension cognitive
a- La division sexuelle des savoirs
b- L’apparente neutralité de l’école


4 – Une dimension identitaire : l’orientation scolaire
a- Un moment clef : l’orientation
b- Construction identitaire sexuée et sexuelle et choix scolaire


5 – La mixité remise en question ?


6 – Ne pas oublier les filles en difficulté scolaire
a- Les succès scolaires des filles
b- Un succès paradoxal et fragile
c- La rançon du succès : l’oubli des filles en difficulté scolaire
d- L’effet du niveau de qualification : le bac, effet de seuil ?


7 – Le rôle combiné de différents acteurs
a- Les jeunes des lycées et centres d’apprentissage
b- Les enseignant-e-s
c- Les familles
d- Les politiques publiques en faveur de la mixité
 
Chapitre 3 – Accueil et intégration des jeunes atypiques


1 – Une intégration globalement positive
a- L’intégration  en question
b- Une majorité de jeunes intégrés-é-es en fin d’année
c- La valorisation de la mixité
d- Un discours performatif ?


2 – Les difficultés d’intégration des filles minoritaires
a- Des contrastes entre filles et garçons minoritaires
b- « Les filles, c’est à la cuisine ! »
c- A la source des incivilités sexistes
d- La minimisation des problèmes : « C’est comme ça, les gars ! »
e- Affrontement et sororité comme registres de défense
f- Le manque de locaux, marquage physique d’une invisibilité
g- Le recours incertain à l’autorité
h-  Les combatives et les discrètes


3 – Des garçons très attendus
a- Peu d’appréhension avant la rentrée
b- Choyés par les filles de la classe
c- Et par les enseignants ?
d- Contents d’échapper au sort des garçons majoritaires
e- Apprécier la proximité avec l’autre sexe
f- De l’orientation scolaire à l’orientation sexuelle : un processus d’étiquetage


4 – Ambivalences
a- Ambivalences des filles
L’anticipation des bénéfices de la situation d’exception 
Des filles sans ménagement envers les filles typiques                                                                  
b- Ambivalences des garçons
La promotion de l’égalité
La distance prise à l’égard des filles
De la distance à la déconsidération : l’anticipation des rapports d’autorité sur le marché du travail
Les plaintes mal à propos



Chapitre 4 – Parcours scolaires et projets professionnels


1 – Des jeunes globalement satisfaits de la formation


2 – Les motivations au choix d’orientation atypique
Des filles plus motivées que les garçons
Le pragmatisme au cœur des motivations
Un tremplin vers des formations typiques
Quand le gout vient après coup
Des variations selon les spécialités : les formations industrielles et le secrétariat motivent peu
Des métiers-passion


3 – Les sources d’information


4 – L’anticipation de l’insertion professionnelle
L’affirmation de l’égalité des sexes
La croyance en l’égalité des sexes… est sexuée
Etre rare, un avantage pour les garçons
Etre rare, une source de difficulté pour les filles
L’expérience du stage comme révélateur
Les réalités professionnelles des hommes et femmes atypiques
Des bifurcations très conventionnelles
Une exemplarité homosexuelle


5 – Quatre portraits


Chapitre 5 – Les personnels des formations professionnelles face à la mixité et l’atypie


1 – Les personnels des formations professionnelles et l’atypie : une diversité de logiques
Type 1 : Le parti-pris d’action pour l’égalité des chances entre filles et garçons
Type 2 : Le parti-pris d’indifférenciation
Type 3 : Le déni des difficultés d’accueil liées à l’identité de sexe
Type 4 : Le retournement
Type 5 : La posture inégalitaire explicite



2 – L’effet profession


3 – Un point de vue réservé sur les politiques publiques en faveur de la mixité


4 – La mixité inachevée… ou contestée ?


5 – Une posture essentialiste dominante


6 – Sévérité envers les filles versus préférence pour les garçons
« Il faut faire attention » aux garçons
Des filles à la motivation éprouvée
Des filles responsabilisées
Le contrôle de la sexualité et des corps féminins
Les vestiaires non mixtes
La grande visibilité des filles atypiques


7 – Un contexte professionnel et sociétal défavorable
Priorité donnée ailleurs : sous-estimation de l’enseignement technique et racisme ordinaire
Un déficit de formation
Un contexte sociétal réticent et des réseaux influents
Des lobbies virulents
Un durcissement du contexte économique qui rigidifie pensées et pratiques


8 – Élèves minoritaires et adultes des lycées et CFA : un malentendu


Chapitre 6 – Entre héritage et bricolage : la part des familles 


1 – L’origine sociale des jeunes atypiques : quelques atouts
Le milieu social des jeunes en formation professionnelle
En CAP et BEP : plus de mères ouvrières et de pères de classes intermédiaires


2 – Des jeunes libres et soutenus
Choisir librement sa formation
Un fort sentiment de soutien parental
En accord avec l’air du temps éducatif


3 – La forte transmission d’un goût, d’une passion
« On a de la famille dans le métier » : l’héritage professionnel direct
Une ambiance familiale orientée vers un secteur particulier
Un héritage par le biais des loisirs
Transposer sur l’enfant un rêve déçu


4 – Les fortes implications des mères
Des mères plus engagées et présentes que les pères
Des fils poussés par leur mère
Des mères inquiètes pour leur fille
Des jeunes plus autonomes


5 – Des formes familiales favorables à l’innovation
Plus de fils uniques et/ou en situation de monoparentalité
 Plus de filles en fratries nombreuses
Orientation scolaire et parents divorcés


6 – Des familles tolérantes à l’égard des rôles sexués


7 – Le pragmatisme des familles
Des familles tolérantes mais non militantes
L’espoir d’un statut social
Eviter la déscolarisation
Assurer des débouchés professionnels aux filles
 
Conclusion
Politiques éducatives d’orientation et mixité à l’école aujourd’hui
Un nouveau contexte national de promotion des femmes dans les sciences et techniques
femmes surnuméraires ou femmes providentielles ?


Bibliographie

Autour de l'auteur

Autour de l'ouvrage: 

Clotilde Lemarchant est maîtresse de conférences de sociologie à l’université de Caen et chercheuse au Centre Maurice Halbwachs. Responsable de la plate-forme universitaire de données de Caen (PUDC), elle a été directrice du centre associé au CEREQ (Centre d’étude et de recherche sur les qualifications) de Basse-Normandie.

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