La planète des hommes. Réenchanter le risque - Gérald Bronner - Hors collection - Format Physique et Numérique | PUF  

La planète des hommes. Réenchanter le risque

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La planète des hommes. Réenchanter le risque
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1 commentaire(s)
Collection: 
Catégorie: 
Livre
Date de parution: 
24/09/2014
13,00 €
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Disponible
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Résumé

Quelle mouche a piqué nos contemporains ? Ils ne paraissent regarder vers l’avenir que la peur au ventre, cherchant les premiers signes d’une apocalypse écologique. Ils ont le sentiment d’être menacés par les ondes, la radioactivité, par leur assiette même, devant laquelle ils se souhaitent bonne chance plutôt que bon appétit. En un mot, certains discours ont fait de nous des hypocondriaques permanents à peine étonnés que surgisse une nouvelle alerte sanitaire, fatalistes face aux scénarios de fin du monde qui sont devenus les narrations dominantes de notre avenir commun.
Dans cette idéologie de la peur et de la précaution mortifère, les promoteurs de l’« heuristique de la peur » (Hans Jonas) commettent une erreur qui pourrait être fatale à l’humanité en tentant de mettre sous contrôle le moindre de nos gestes. Il est donc impératif de construire une nouvelle histoire de notre avenir commun, de réenchanter le risque, pas seulement pour sortir d’un climat morose, mais pour notre survie même.


Caractéristiques

Nombre de pages: 
156
Code ISBN: 
978-2-13-063168-2
Numéro d'édition: 
1
Format
12.5 x 19 cm

Sommaire

Table des matières: 

De l’art et du cochon
Brève histoire de la fin des Temps
Théodicée et théorie du complot
Cent ans avant, cent ans après
Éléments d’anthropophobie
Quand la Terre ne fut plus le centre du Monde
« Retirez cette pancarte ! »
L’objet le plus complexe de l’Univers
Heuristique de la peur
Un trou noir en Suisse
Le moindre de nos gestes
Une main de fer dans un gant de velours
Le paradoxe d’Easterlin
Pourquoi continuer ?
Parce que l’apocalypse n’est pas seulement possible... mais certaine
La guerre des mondes possibles
Duplicité de l’argument patrimonial
La tangente au présent
Humain plutôt que terrien

Autour de l'auteur

Autour de l'ouvrage: 

Gérald Bronner est professeur de sociologie à l’université Paris-Diderot. Travaillant sur les croyances collectives, les erreurs de raisonnement et leurs conséquences sociales, il est l’auteur de nombreux ouvrages plusieurs fois récompensés (European Amalfi Prize for Sociology and Social Sciences, Prix de la Revue des deux mondes, Prix Procope des Lumières…) et qui ont suscité le débat, en particulier La démocratie des crédules (Puf, 2013) et L’inquiétant principe de précaution (Puf, 2010, 2e éd. 2014).

Avis et commentaires

A lire et à relire en seconde intention, voire en troisième...à mon avis à acheter et à garder.
Du « bon usage de la peur » ou comment le scaro-saint principe de précaution inscrit au sein même de la Constitution française tend à engendrer une inaction dont les conséquences peuvent s’avérer bien plus graves que celles d’une action comportant un risque potentiel imaginaire, imaginé ou avéré souvent dans des proportions nettement surestimées par la croyance collective (au profit des données rationnelles) mais dont la mise en œuvre, à défaut d’être salutaire, dessine au moins l’ébauche d’une solution.
Basée sur des exemples concrets issus d’examens de situations de la vie courante, la théorie que G. Bronner nous livre ici consiste à démonter le in dubio pro malo (« dans le doute, attends-toi au pire ») institué par Jonas en 1979 et qui nous plongerait dans un immobilisime incertain et pessismiste dont la dérive la plus aboutie revêt différentes formes d’une anthropophobie légitimée par l’annonce d’une apocalypse certaine. Décalé, à contre-sens du discours habituel, plein de références utiles, cet essai donne à réfléchir et nous incite à méditer sur nos pratiques influencées par nos modes de vie, la multiplication des sources d’information et le renouveau des peurs collectives. La lecture de cet ouvrage laisse perplexe, interrogatif et avide de développer plus encore les connaissances proposées par un auteur dont la prise de position en guise de conclusion finale donne encore matière à intense réflexion :
« En évitant l’indésirable, on s’abandonne au pire. Il me paraît donc important de l’affirmer : nous sommes humains avant d’être terriens ».

Comments

A lire et à relire en seconde intention, voire en troisième...à mon avis à acheter et à garder.
Du « bon usage de la peur » ou comment le scaro-saint principe de précaution inscrit au sein même de la Constitution française tend à engendrer une inaction dont les conséquences peuvent s’avérer bien plus graves que celles d’une action comportant un risque potentiel imaginaire, imaginé ou avéré souvent dans des proportions nettement surestimées par la croyance collective (au profit des données rationnelles) mais dont la mise en œuvre, à défaut d’être salutaire, dessine au moins l’ébauche d’une solution.
Basée sur des exemples concrets issus d’examens de situations de la vie courante, la théorie que G. Bronner nous livre ici consiste à démonter le in dubio pro malo (« dans le doute, attends-toi au pire ») institué par Jonas en 1979 et qui nous plongerait dans un immobilisime incertain et pessismiste dont la dérive la plus aboutie revêt différentes formes d’une anthropophobie légitimée par l’annonce d’une apocalypse certaine. Décalé, à contre-sens du discours habituel, plein de références utiles, cet essai donne à réfléchir et nous incite à méditer sur nos pratiques influencées par nos modes de vie, la multiplication des sources d’information et le renouveau des peurs collectives. La lecture de cet ouvrage laisse perplexe, interrogatif et avide de développer plus encore les connaissances proposées par un auteur dont la prise de position en guise de conclusion finale donne encore matière à intense réflexion :
« En évitant l’indésirable, on s’abandonne au pire. Il me paraît donc important de l’affirmer : nous sommes humains avant d’être terriens ».