L' esthétique de Nietzsche - Mathieu Kessler - Thémis - Format Physique et Numérique | PUF  

L' esthétique de Nietzsche

L' esthétique de Nietzsche
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Livre
Date de parution: 
01/10/1998
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Résumé

"Seule esthétique générale de Nietzsche publiée en français cette synthèse thématique met en lumière ses multiples évolutions, jusqu'à présent difficilement saisissables. La démarche est pédagogique et didactique afin de permettre au lecteur d'effectuer lui-même le bilan des principaux acquis de cette recherche. Fondé sur l'examen exhaustif des écrits philosophiques de Nietzsche, le traitement informatique des fragments posthumes a notamment permis d'apporter une vision plus précise et systématique de ces transformations et de leurs enjeux philosophiques.

Ainsi les figures d'Apollon et de Dionysos ont évolué dans le sens d'un devenir apollinien de Dionysos. Les notions de rêve et d'ivresse se sont modifiées dans le sens d'une dissolution de leur antagonisme. Le statut accordé par Nietzsche à la musique et aux arts plastiques s'est transformé dans le sens d'une prééminence du modèle plasique sur le modèle musical à partir de sa rupture avec Wagner. Une esthétique classique fondée sur la valeur vitale de la belle illusion et du mensonge optimiste s'est substituée à une esthétique négative, c'est-à-dire une esthétique du sublime et de la dissonance exprimant le pessimisme philosophique. Enfin le classicisme très singulier de Nietzsche fait l'objet d'une définition qui rectifie certaines théories actuellement fort répandues et néanmoins erronées (on y oppose en particulier la notion de formalisme classique à celle d'hyperclassicisme).

Cette esthétique défend une approche humaniste de l'art compris comme une sagesse récusant simultanément la religiosité et le cynisme. Elle affirme l'art comme le grand stimulant de la vie, par delà la vision du caractère tragique de l'existence."

Texte de couverture


Caractéristiques

Nombre de pages: 
272
Code ISBN: 
978-2-13-049637-3
Numéro d'édition: 
1
Format
15 x 21.7 cm

Sommaire

Table des matières: 

INTRODUCTION, 1

1 / On distinguera deux esthétiques de Nietzsche une « métaphysique d’artiste » et une « physiologie de l’art » la première est rétrospectivement déterminée comme romantique, la seconde s affiche par opposition à la précédente comme classique, 1

PREMIÈRE PARTIE

LES MÉTAMOPHOSES D’APOLLON ET DE DIONYSOS

INTRODUCTION, 13

1 / Modifications stratégiques de la joute artistique, 13

2 / Théorie programmatique de l’évolution de l’esthétique de Nietzsche, 14

CHAPITRE PREMIER. - Le déclin d’une esthétique négative, 21

1 / Origines et fonctions de l’esthétique négative depuis La naissance de la tragédie, 21

2 / En dépit d’une très importante évolution, le classicisme de Nietzsche conservera quelques vestiges de l’esthétique négative initiale, 24

3 / L’insatisfaction demeure un grand stimulant, 26

4 / Théorie esthétique de la « dissonance musicale », 29

5 / L’unité organique de l’art total compromet l’autonomie de l’esthétique négative, 36

6 / Une « musique noire », 39

7 / L’éclipse de l’esthétique négative dans la « physiologie de l’art », 44

8 / Perspectives physiologiques, morales et médicales sur « la terreur et la pitié » : la « physiologie de l’art » réunit des conceptions divergentes de l’esthétique considérée à la fois dans un sens élargi et restreint, 48

9 / Carrnen, ou la catégorie du tragi-comique au terme du déclin de l’esthétique négative, 52

CHAPITRE II. - Une esthétique du rire et des larmes, 55

1 / Du « résignationnisme » à la « consolation de l’ici-bas » (de 1872 à 1886), 55

2 / Du dieu de la « consolation métaphysique » au « dieu tentateur » ; naissance d’une symbolique nouvelle : le « génie du cœur », 57

3 / L’allégorie esthétique de la « couronne de roses » soutient une esthétique de la « méchanceté riante », 61

4 / Le « sourire alcyonien » du second Dionysos témoigne d’une évolution de sa mythologie vers certains principes apolliniens, 68

5 / Le « Baume de l’apparence » est-il salutaire ? Contribution à une philosophie de la consolation et de la stimulation esthétiques, 72

CHAPITRE III. - Les « deux mondes de l’art », 79

1 / « L’alliance fraternelle des deux divinités » est un principe limité à une analyse de la tragédie comprise comme un art total ; elle ne saurait s appliquer aux arts séparés, 79

2 / L’art dans sa fonction la plus générale correspond à une logique apollinienne et la philosophie dans sa fonction la plus générale à une logique dionysiaque, quelle que soit la période considérée, 84

3 / La notion de différence sexuelle dans le « couple » divin : une sexualité androgyne, 89

CHAPITRE IV. - Le retour de Dionysos, 91

1 / A partir d’avril-juin 1885 Dionysos se purge de toute compromission avec le christianisme et devient le philosophe de l’Éternel Retour, 91

2 / A partir de 1886 le modèle dionysiaque primitifest entièrement redéfini au service d’une lutte systématique contre le romantisme, 95

3 / La problématique nouvelle de la « physiologie de l’art » décompose les réquisits métaphysiques du couple divin, 99

4 / La synthèse de l’élément musical et épique dans l’opéra est critiquée d’un point de vue métaphysique puis cynique. L’opéra italien puis celui de Wagner font l’objet de ces critiques. La fonction de la musique se transforme de philosophique elle devient hédoniste, 106

5 / Seule la philosophie de l’amor fati permet de justifier la vérité dionysiaque à l’œuvre dans la tragédie, la « physiologie de l’art » ne légitime que sa dimension apollinienne, 111

CHAPITRE V. - Le déclin de l’antagonisme radical, 116

1 / Dionysos absorbe Apollon qui le subvertit à son tour dans sa dimension artistique, 116

2 / Le dualisme intériorisé par Dionysos aboutit finalement à une complémentarité de l’art et de la philosophie dionysiaques selon une modalité dont l’art de Georges Bizetfournit le meilleur exemple, 118

3 / Du printemps à l’automne dans la symbolique dionysiaque, 123

4 / Le concept tardif d’« ivresse apollinienne », 125

5 / Étude de l’évolution du dualisme de la « métaphysique d’artiste » vers le monisme de la « physiologie de l’art ». La distinction de l’« ivresse naturelle » et de l’« ivresse maladive » est le principal effet rétroactif de l’assimilation d’Apollon par Dionysos, 127

6 / L’éviction du «pouvoir commotionnant du son » au profit du « ressacrythmique », 138

7 / « L’ivresse naturelle » consiste en un « embellissement » de l’existence, proche du rêve, tandis que sa définition métaphysique initiale permettait d’expliquer une j

Autour de l'auteur

Autour de l'ouvrage: 

Issu d'un milieu artistique qui lui a transmis l'amour et la pratique des arts, Mathieu Kessler est agrégé et docteur en philosophie. Il a enseigné à L'Université de Grenoble puis à l'Institut d'éudes politiques de Paris.

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