L'Année balzacienne 2018, n° 19 - - Année balzacienne - Format Physique et Numérique | PUF  

L'Année balzacienne 2018, n° 19

Image
L'Année balzacienne 2018, n° 19
L'Année balzacienne 2018, n° 19
Sous-titre: 
Balzac ou <i>Le Festin de Bette</i>. Passion de la table, tableau des passions
Collection: 
Discipline: 
Catégorie: 
Revue
Date de parution: 
28/11/2018
45,00 €
Article attaché: 
Disponible
Livraison en France métropolitaine uniquement.

Librairie la plus proche

Expéditeur

Résumé

Fondée en 1959, L'Année balzacienne paraît en livraisons annuelles depuis 1960. Chaque volume contient, sur Balzac et autour de Balzac, sur son œuvre et le contexte dans lequel elle a été produite, des articles de recherches d'inspiration diverse : études générales, biographiques, génétiques, historiques, stylistiques...

L’objet de ce volume est de s’interroger sur la nature de la représentation attachée à la table dans l’œuvre de Balzac, y compris la représentation théâtrale. À rebours de l’idée reçue sur les interminables descriptions balzaciennes, ce volume met en lumière l’intéressant paradoxe d’une grande économie de moyens chez Balzac dans l’évocation de la table et un déplacement de l’attention, des mets aux mots et à leur circulation, c’est-à-dire aussi aux pannes de circulation. C’est ainsi que la table permet au romancier d’articuler représentation d’une pathologie, d’une passion (au sens premier du terme) de la vie sociale, et poétique de la représentation. Mieux, grâce à un détour par la littérature panoramique de son temps, la table chez Balzac est associée à l’art de la memoria et de l’inventio, par lesquelles l’évocation de la restauration moderne est au cœur de l’expérimentation du roman moderne.

Telle est bien aussi la perspective de la seconde réflexion, « Passionnément Bette. Le monde des passions dans La Cousine Bette », roman jumeau du Cousin Pons, dont le personnage éponyme, prix de Rome, esthète distingué en son musée, devient pique-assiette, et ouvre l’éventail du goût dans toutes ses acceptions et adultérations. Dans un monde d’où les dieux, les rois et les lois s’en vont, l’on assiste à une dérégulation des passions, et ce roman de l’art et de l’artiste  n’est pas celui de la chute tragique ou pathétique des siècles passés, mais de l’entropie moderne, dont le réseau de la Bette est l’image et le système narratif l’expression : Balzac sait qu’au traité des passions, il lui faut désormais substituer le roman.


Caractéristiques

Nombre de pages: 
588
Code ISBN: 
978-2-13-080203-7
Numéro de tome: 
40
Numéro d'édition: 
1
Format
13.5 x 21.5 cm

Sommaire

Table des matières: 

BALZAC ET LA REPRÉSENTATION DE LA TABLE

Takao Kashiwagi : Introduction.

 

SIGNES CULINAIRES

Takayuki Kamada : Scènes de repas dans César Birotteau.

Kyoko Murata : Table des courtisanes dans La Comédie humaine.

 

LOIS DU PARTAGE

Kaoru Hakata : Partage de la table.

Tatsunosuke Azuma : Scènes de la table non partagée.

Yoshie Oshita : Le Faiseur à table.

 

PHYSIOLOGIE DE LA TABLE

Hiroshi Matsumura : La physiologie, la table et la modernité : de Brillat-Savarin au Père Goriot.

Nathalie Preiss : Restauration panoramique : Balzac, la carte et le réfectoire.

 

PASSIONNÉMENT BETTE. LA COUSINE BETTE ET LE MONDE DES PASSIONS

Françoise Gaillard : Introduction.

Régine Borderie : Le temps des passions. La Cousine Bette.

Joëlle Gleize : La Cousine Bette ou l’énergie narrative de la passion.

Danielle Dupuis : Art, passion et dérision dans La Cousine Bette.

Thomas Conrad : Du bon usage des passions.

Christèle Couleau : La Cousine Bette. Le feuilleton des passions.

 

VARIA

DOCUMENTATION

Autour de l'auteur

Autour de l'ouvrage: 

Revue dirigée par Michel LICHTLE, maître de conférences à l’université de Paris-Sorbonne.