Introduction aux données critiques d'Essai sur les données immédiates de la conscience

Un article de Puf.

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Introduction au dossier critique

Ce dossier propose un certain nombre d’outils susceptibles d’accompagner et de prolonger la lecture de l’Essai sur les données immédiates de la conscience de Bergson. On y trouvera successivement : un appareil de notes, une série d’index (des personnes, des concepts, des images et des exemples), une table analytique, une anthologie de « lectures », une bibliographie. Nous tâchons tout d’ abord d’exposer les règles et les critères qui ont présidé à la conception et à l’écriture de ce dossier.


Notes

Le rôle des notes n’était pas, selon nous, de fournir une interprétation ni un commentaire philosophique de l’Essai, mais bien plutôt de les permettre, en facilitant l’accès au texte. Mais, dans la mesure où toute lecture doit aussi comporter sa part d’énigme et de surprise, nous n’avons pas multiplié ces notes, mais les avons limitées aux passages qui, par leur caractère technique, obscur ou allusif, pouvaient compromettre la compréhension du propos bergsonien. Pour mener cette tâche, nous nous sommes fixé un certain nombre de critères qui se distribuent principalement sur deux types de notes : « notes externes » et contextuelles, d’une part, portant sur la matière théorique, historique et doctrinale, supposée par les analyses de Bergson, et notes internes, d’autre part, spécifiques à l’élaboration et au travail des concepts bergsoniens. Précisons cependant que ces deux catégories ne sont pas toujours distinctes, mais qu’elles s’articulent le plus souvent au sein d’ une même note, Bergson élaborant presque constamment ses propres concepts à la pointe de développements critiques conduits au contact de savoirs contemporains. C’est donc par commodité que nous exposons séparément les fonctions et les caractéristiques de ces deux types de notes.

Les notes externes les plus fréquentes sont appelées par une référence ou une allusion à un nom propre, une étude ou un courant de pensée. S’agissant par exemple des philosophes évoqués par Bergson (Aristote, Spinoza, Kant, etc.), nous précisons le point de doctrine à travers lequel ils sont visés, ainsi que la manière dont Bergson se situe philosophiquement par rapport à eux dans son analyse. Dans la mesure où celui-ci, comme dans tous ses livres, ancre, d’autre part, sa réflexion dans les débats et les savoirs de son temps, nous nous sommes efforcé, chaque fois qu’il était exigé pour maintenir l’intelligibilité d’un passage, d’expliciter et de clarifier le contexte intellectuel et ses enjeux philosophiques : ainsi par exemple, à propos des arguments de Zénon d’Élée, de la querelle du sens musculaire ou de la polémique avec Renouvier et le néocriticisme. Aussi bien cette clarification ne concerne-t-elle pas seulement le contexte général d’un passage, mais encore, de manière plus ciblée, la reprise et l’usage par Bergson de concepts techniques, comme ceux de « quantité intensive » ou de « signe local » qui exigent, pour être reçus, une certaine information en histoire de la philosophie et de la psychologie (renvoyant ici à Kant, pour le premier, et à Lotze, pour le second).

Si la fonction de ce premier type de notes paraît essentiellement de fluidifier la lecture, en levant les obstacles susceptibles de la ralentir ou de la bloquer, on pourrait dire qu’inversement, les notes internes ont le plus souvent pour rôle d’alerter le lecteur, en attirant son attention sur un concept ou une analyse dont l’importance pourrait passer inaperçue à celui qui ne serait pas familier de l’œuvre de Bergson. Ainsi pourrait-on facilement « glisser » sur des termes aussi courants que ceux de « durée »,de « joie » ou de « nuance », précisément parce qu’ils revêtent un aspect non technique, tandis que, sous la plume de Bergson, ils engagent des enjeux philosophiques majeurs.

En outre, le statut singulier de l’Essai, premier livre de l’œuvre bergsonienne, nous imposait un type de notes spécifiques. En effet, dans la mesure où les concepts de Bergson apparaissent ici pour la première fois, il convenait, d’une part, d’en marquer le surgissement pour toute l’œuvre (ainsi pour « durée », « espace », « multiplicité», « qualité», etc.), et, d’autre part, de prévenir toute tentation de « surcharger » d’emblée certains concepts d’une signification qu’ils ne prendront que plus tard dans la philosophie de Bergson ; ainsi les concepts d’« intuition » et d’« intelligence » n’ont-ils pas ici le sens précis et proprement bergsonien, qu’ils gagneront en 1903, dans « Introduction à la métaphysique » pour le premier, et en 1907 dans L’évolution créatrice pour le second. Afin de préserver cette singularité et cette autonomie du livre de 1889, nous avons choisi de limiter considérablement les références aux œuvres postérieures (que nous citons en indiquant la pagination de l’édition « Quadrige » des PUF). Nous nous écartons de cette règle dans deux cas de figure : 1º lorsque Bergson est lui-même revenu plus tard sur un passage de son premier livre, et qu’un éclairage rétrospectif est ainsi possible sur le sens et les enjeux du passage en question ; 2º lorsque, manifestement, une perspective est ouverte qui sera suivie plus tard ; ainsi en est-il des analyses de l’« émotion » qui seront reprises et approfondies dans Les deux sources de la morale et de la religion, ou encore de la référence au « cerveau », qui annonce certains développements importants dans et autour de Matière et mémoire. Certaines notes constituent enfin de simples renvois internes à l’Essai, soit lorsqu’un passage peut être éclairé par un autre, soit parce que Bergson, adepte des prolepses (« nous verrons plus loin… » ) et des analepses (« nous avons vu… » ), nous y invite lui-même.

Un cas particulier de « notes » mérite enfin quelques explications. Il s’agit des notes que nous introduisons dans les propres notes de bas de pages de Bergson. Elles font l’objet d’ un appel distinct, qui ne s’insère pas dans la numérotation qui a cours dans le corps du texte. Pour s’y reporter, il suffira au lecteur de se fier aux numéros des appels de note de la page en question, afin de retrouver l’endroit où la « note sur la note » est située. Prenons un exemple. A la page 16 de l’Essai, Bergson renvoie, dans la note 1, à la Psychologie physiologique de Wundt. Or, nous introduisons une note, numérotée 1, à la suite de cette référence. Pour la retrouver, le lecteur se reportera simplement entre les notes 41 et 44 qui concernent cette page 16 ; il y trouvera une « note sur la note 1 de la page 16 » consacrée à l’ouvrage de Wundt.

Index

En ce qui concerne les noms de personnes, nous renvoyons, dans notre premier index, exclusivement à ceux qui figurent dans le texte et les notes de Bergson, sans tenir compte donc de ceux qui interviennent dans nos propres notes. Il nous a en effet paru beaucoup plus utile et significatif pour l’étude de l’Essai, de faire apparaître uniquement l’éventail des noms de ceux dont les travaux et les œuvres sont explicitement mobilisés par Bergson dans son livre.


Les trois autres parties de l’index (« Concepts », « Images », « Exemples ») renvoient à la pratique et à l’écriture philosophiques inventées par Bergson dans l’Essai pour toute son œuvre. Il en fera la théorie en 1903, dans son « Introduction à la métaphysique ». Les trois catégories ne fonctionnent pas indépendamment l’une de l’autre. Non pas seulement, et de manière simplement contingente, parce qu’il arrive qu’un même terme circule sur deux registres (« profond » est à la fois un concept et une image), voire sur les trois (« vivant » intervient à la fois comme un concept, une image et exemple). Mais surtout parce que les concepts bergsoniens ont un rapport essentiel et interne aux images et aux exemples, selon un régime de discours philosophique original, dont nous ne pouvons dire ici que quelques mots.


L’essentiel à ce sujet est précisé dans l’" Introduction à la métaphysique "<ref>Voir La pensée et le mouvant, Paris, PUF, coll. « Quadrige », en particulier p. 185-189, où Bergson précise le rôle de l’image dans une philosophie de la durée. Nous insisterons surtout, quant à nous, sur le statut des exemples, moins souvent aperçu par les commentateurs.


Bergson y explique qu’une philosophie qui s’efforce de suivre l’expérience, doit entreprendre non pas un abandon mais une réforme du concept, en travaillant à son assouplissement. Cette « souplesse » entraîne le contraire d’un élargissement ou d’un relâchement, bien plutôt un surcroît de précision conquis dans une articulation fine calquée sur l’expérience concrète. C’est ainsi que Bergson ne se contente pas de penser la durée sans en même temps penser en durée : non pas tant soumettre la durée aux concepts, que plonger les concepts dans la durée. C’est cette exigence qui donne aux images et aux exemples leur importance et leur nécessité, et c’est elle qui fait passer l’Essai de la thèse universitaire au grand livre de philosophie. On pourrait dire en effet que le livre qui place l’intensité au cœur de ses analyses, en garde quelque chose qu’il fait passer dans sa pratique du concept et de l’analyse philosophiques. Dans l’Essai, Bergson est conduit à élaborer une véritable conception intensive du concept<ref>Sur la conception intensive des concepts bergsoniens, voir Gilles Deleuze, « La conception de la différence chez Bergson », in L’île déserte et autres textes, Paris, Minuit, 2002, p. 60-61, et Frédéric Worms, Le vocabulaire de Bergson, Paris, Ellipses, 2000, p. 6 et 36. </ref> envisagée sur le modèle de l’intensité des états psychologiques : de même que l’intensité d’un état psychologique désigne la multiplicité des faits psychiques simples qu’il enveloppe, de même, l’intensité d’un concept n’est rien d’autre que la multiplicité de ses applications et de ses résonances dans l’expérience réelle. Il en ressort un statut tout à fait singulier des « exemples », que notre index s’efforce de mettre en avant en leur réservant une catégorie distincte. Les exemples ne sont pas les simples illustrations d’un philosophe qui se voudrait « plus proche du concret ». Ils désignent chez Bergson les « cas » du concept, c’ est-à-dire les événements qui marquent le double passage du concept dans le réel et du réel dans le concept. C’est ce qui apparaît en particulier à travers une catégorie d’exemples dont la fréquence ne peut manquer de frapper le lecteur, et dont nous faisons l’inventaire en suivant l’ordre chronologique de leur apparition dans l’ Essai. Il s’agit non pas des exemples simples qui jalonnent l’analyse, comme ceux de la mélodie, du rêve ou de la rose, mais d’exemples exposés par Bergson dans de véritables séquences narratives, le plus souvent à la première personne, et introduits par la conjonction « quand » : « quand je me promène dans une ville pour la première fois », « quand j’entends un bruit de pas dans la rue », « quand nous nous rappelons les notes d’une mélodie », etc. A chaque fois, le rôle de l’exemple est de faire passer le lecteur des différences d’intensités senties dans l’expérience, à des distinctions déduites dans la pensée. En lui donnant une valeur intensive, Bergson arrache ainsi le concept au mouvement logique abstrait, pour le rapporter aux mouvements réels de l’expérience. C’est cette singularité du régime conceptuel bergsonien que nous avons voulu faire sentir à travers la structure de notre index.


Ajoutons enfin que, dans la plupart des entrées de notre index des concepts, nous signalons par des italiques les pages dans lesquelles Bergson thématise ou définit explicitement tel ou tel concept.


Table analytique

Nous proposons également une table, dont le rôle est de restituer les différentes étapes de l’Essai, et d’en indiquer brièvement le contenu. Nous suivons pour cela l’ordre linéaire du livre, mais nous ne respectons pas toujours le découpage suggéré par Bergson dans les titres courants – si caractéristiques de la manière bergsonienne – qui figurent au sommet de chaque page de droite, dans la mesure où, selon nous, ils n’épousent ni n’indiquent pas forcément, ni toujours, le détail de son argumentation ni le mouvement réel de sa démonstration. Cette table aura d’autant plus d’utilité que, contrairement aux autres livres de Bergson, l’édition séparée de l’Essai ne comporte pas de table des matières détaillant les sections, mais seulement une version minimale qui s’en tient aux titres des trois chapitres.


Cette « table analytique » doit remplir à nos yeux au moins trois fonctions, correspondant à trois types de lectures que l’on peut en faire. Dans la mesure où elle offre une vue d’ensemble du livre, qui se trouve par là résumé, la table analytique peut être d’abord lue pour elle-même, à travers un parcours d’ensemble des analyses de Bergson. Cette lecture ne peut évidemment se substituer à celle du livre, et n’aurait véritablement de sens que comme appel et préparation à la confrontation directe et approfondie avec le détail du texte. Au point de vue d’une lecture cette fois effective, c’est-à-dire patiente et intégrale du livre de Bergson, cette table s’efforce de fournir d’autre part un instrument d’orientation auquel chacun peut se reporter à tout moment de sa lecture, pour retrouver le fil conducteur de l’analyse. Au lecteur et au chercheur enfin, déjà familiarisé avec l’œuvre de Bergson, cette table fournira une sorte d’épure du livre, lui permettant de localiser et de retrouver plus rapidement un passage recherché déjà connu.


Lectures

L’anthologie de « lectures » que nous proposons a pour fonction de mettre en perspective l’Essai avec trois types de textes qui permettent de jeter sur le livre de Bergson un triple éclairage : 1º sur sa « genèse »,2º sur sa « réception » et 3º sur sa « postérité».


La première partie regroupe, tout d’abord, un ensemble de textes de Bergson lui-même, lettres ou propos recueillis, qui restituent, de manière rétrospective, l’origine, les circonstances et le sens de son projet philosophique dans l’Essai.


La deuxième partie comporte, quant à elle, une structure duelle, objections/réponses, puisqu’elle reproduit, d’une part, les réactions critiques de quelques contemporains de l’Essai à l’égard des thèses qui y sont soutenues, d’autre part, les réponses que Bergson à jugé bon de leur apporter dans une lettre ou un passage de ses livres. Nous ajoutons également un extrait de la thèse de Jean Jaurès, dans laquelle celui-ci se livre à une critique de la thèse de celui qui fut son condisciple à l’École normale supérieure.


Une troisième partie enfin propose quelques extraits qui témoignent de l’importance et de la vitalité des analyses du premier livre de Bergson, qu’il s’agisse, par exemple, de l’usage et de la lecture qu’en fait Gilles Deleuze dans son œuvre, de leur retentissement en philosophie du langage, ouvrant la possibilité d’une confrontation, proposée par Jean-Claude Pariente, entre l’Essai et le Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein, ou encore des leçons que, selon Emmanuel Picavet, les théories contemporaines de la décision peuvent tirer de la fameuse critique bergsonienne de la symbolisation de l’action menée dans le troisième chapitre. Pour chaque texte, nous signalons, dans un « chapeau » d’introduction, la référence précise de l’extrait, ainsi, très brièvement, que son contexte et ses enjeux philosophiques. Pour concentrer le propos, nous avons parfois pratiqué quelques coupures dans les passages que nous reproduisons. Nous les indiquons par le signe (…).


Bibliographie

Notre bibliographie comporte deux volets. Le premier, très bref, renvoie à l’ensemble des ouvrages qui composent l’œuvre de Bergson, ainsi qu’à une sélection de cours et d’écrits, la plupart rassemblés dans les Mélanges, susceptibles d’éclairer les perspectives de l’Essai. Il convient de préciser que les cours donnés par Bergson à Clermont-Ferrand lors de la période de composition de sa thèse, entre 1884 et 1886, ne peuvent être considérés ni utilisés directement comme des éléments d’interprétation de l’Essai. Bergson y aborde pour l’essentiel les questions et les notions imposées par le programme du baccalauréat de l’époque. Ces cours ont donc tout au plus une valeur documentaire, mais non herméneutique. On y trouvera surtout des indications sur les lectures de Bergson, mais rien à proprement parler sur sa doctrine, celui-ci s’étant d’ailleurs imposé par principe de ne pas enseigner le « bergsonisme ».


Le second volet bibliographique, nettement plus fourni, comporte de son côté quatre parties qui distribuent quatre types d’ouvrages et de textes, considérés exclusivement dans leur rapport à l’Essai, et du point de vue de leur utilité directe pour son étude et son approfondissement.


1 / On trouvera tout d’abord une liste complète des ouvrages et articles cités par Bergson dans son livre. Nous fournissons, pour chaque ouvrage, les indications complètes de date et d’éditeur, celles-ci étant parfois absentes ou imprécises dans les notes de Bergson. Il s’agissait par là de rendre visible, en un coup d’œ il, les sources philosophiques et scientifiques que Bergson exploite directement dans son premier livre. C’est pour conserver à cette matière théorique son caractère « brut », et par conséquent significatif pour qui étudie Bergson, que nous nous en sommes tenu aux références explicitement indiquées dans les notes, et que nous avons renoncé à enrichir cette partie de la bibliographie des autres sources, selon nous indispensables à la compréhension de l’Essai, comme Du fondement de l’induction de Lachelier, De la contingence des lois de la nature de Boutroux, La psychologie allemande contemporaine de Ribot, pour nous en tenir à quelques exemples. Le lecteur trouvera ces références complémentaires dans nos propres notes.


2 / Nous indiquons également les références aux recensions qui accueillirent l’Essai au moment de sa parution. Nous en relevons treize, ce qui, pour le premier livre d’un jeune auteur encore inconnu, est considérable. C’est incontestablement le signe que beaucoup sentaient que quelque chose était en train de se passer. Le lecteur trouvera un extrait de trois de ces recensions, parmi les plus importantes, dans notre anthologie de « lectures ».


3 / Nous proposons d’autre part, une sélection d’ouvrages, assortie de brefs commentaires par lesquels nous attirons l’attention du lecteur sur l’intérêt et l’utilité que chacun présente pour l’étude et la compréhension de l’Essai, considéré dans son ensemble ou à travers un point particulier. C’est pourquoi cette sélection néglige délibérément aussi bien les études d’ensemble de la philosophie de Bergson (sauf dans les cas où il nous a semblé qu’un bénéfice pouvait être tiré de leur fréquentation sur tel ou tel point), que celles qui portent spécifiquement sur un autre de ses grands ouvrages, ou qui concernent encore un aspect non décisif dans l’Essai. Pour une bibliographie générale détaillée de la littérature bergsonienne, nous donnons les références du précieux livre de Pete A. Y. Gunter, Henri Bergson : a Bibliography.


4 / Nous suggérons enfin un certain nombre de références à des textes (articles, commentaires ou livres de philosophie), susceptibles d’enrichir et d’approfondir la lecture de l’Essai. Il peut s’agir de prolongements philosophiques et critiques, contemporains du livre de Bergson ou postérieurs, ou encore d’éclairages ponctuels sur une question technique ou un élément de contexte. Cette rubrique aurait pu être plus fournie encore, tant les pistes sont nombreuses, et la littérature du XXe siècle philosophique immense, qui font écho, fut-ce de manière critique, avec les thèses de l’ Essai. Nous préférons donc considérer cette partie comme « ouverte ».


Avertissement sur le texte

Nous reproduisons ici le texte de la 40e édition de l’Essai, parue en 1940 aux Presses Universitaires de France, sous une forme définitive, la dernière revue par Bergson lui-même. Cependant, nous intégrons les modifications apportées au texte de cette édition par M. Robinet, en suivant systématiquement les indications qu’il donne dans « L’apparat critique » de l’édition PUF (dite du Centenaire) des Œuvres de Bergson. M. Robinet rappelle, à chaque fois, les variantes, et circule entre les trois éditions de l’Essai, pour sélectionner celle des versions qui est la plus pertinente, soit parce qu’elle est la plus intelligible, soit simplement parce qu’elle corrige une coquille. Nous indiquons en note ces variantes. Enfin, nous citons les œuvres de Bergson d’après des abréviations dont nous fournissons la table, en renvoyant à la pagination de l’édition séparée de la collection « Quadrige » des Presses Universitaires de France. Lorsque nous renvoyons aux Mélanges, il s’agit du volume de textes de Bergson édité par M. Robinet aux PUF en 1972.


Nous remercions Frédéric Worms pour la confiance qu’ il nous a toujours témoignée ; ses conseils et son amitié n’ont cessé d’inspirer et de porter ce travail. Nos remerciements vont aussi à Arnaud François : cette édition n’aurait pas été la même sans sa disponibilité sans limite et ses remarques généreuses, toujours décisives. L’aide de Laurent Fedi nous fut plus d’une fois précieuse. Nous lui exprimons ici notre gratitude. Nos remerciements vont également à Michel Prigent et aux Presses Universitaires de France qui ont pris l’initiative de cette réédition, et en ont accompagné la réalisation. Nous remercions enfin la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, pour les renseignements qu’elle a bien voulu nous communiquer chaque fois que nous en avons eu besoin.

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