ACTION
Un article de Puf.

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Extrait
Philosophie et sciences sociales ont été enclines à considérer qu'agir, c'est délibérer et décider, ou que l'action est organisée et contrôlée par un sujet réfléchissant, doté de croyances et de désirs, enchaînant rationnellement ses motifs et ses actes, envisageant l'environnement comme un objet de connaissance et comme une source de contraintes et de ressources, et construisant la chaîne fins-moyens en suivant les règles du syllogisme pratique. C'est sans doute la raison pour laquelle la sociologie de l'action proprement dite est en fin de compte assez peu développée. La plus grande partie de ce qui a vu le jour sous cette dénomination est soit une sociologie des acteurs, souvent saisis dans leur dualité avec un système ou des structures, soit une sociologie du choix rationnel. La première tend à calquer son cadre d'analyse sur la sémantique naturelle de l'action, qui rend compte de l'agir en l'attribuant à un sujet intentionnel doté de buts et de raisons d'agir, tandis que la seconde privilégie une des formes de réflexion présentes dans l'action.
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Louis QUÉRÉ
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Bibliographie
DEWEY J., Logique, (1938), trad. par Deledalle G., Paris, PUF, 1993
MILLS C. W., «Situated Actions and vocabularies of motive», American Sociological Review, 1940, n°5, pp.904-913
OGIEN A. & QUÉRÉ L., Le Vocabulaire de la sociologie de l'action, Paris, Ellipses, 2005
Corrélats
Acteurs, Croyance individuelle, Décision, Environnement, Homo œconomicus, Intentionalité et socialité humaine, Interaction, Rationalité, Structuralisme et sciences humaines, Sujet

