L'emprise du vrai
Un article de Puf.

Une interrogation sur le cadre sociologique de la connaissance et de l'activité scientifiques, pour un essai de sociologie fondamentale qui interroge les assises mêmes de la connaissance sociologique.
Caractéristiques
- 240 pages
- 25.00 €
- ISBN : 978-2-13-055076-1
- Collection "Sociologie d'aujourd'hui"
- N° d'édition : 1
- Date de parution : 15/02/2008
- Discipline : Socio/Ethno/Démo/Education/Comm.
- Sous-discipline : Sociologie générale histoire sociologie
L'ouvrage
Même si l'on admet l'existence de déterminations sociales de la connaissance, est-on pour autant contraint à l'abandon de l'idée de vérité scientifique ? Dans cet ouvrage, l'auteur entreprend de clarifier ce qu'il faut entendre par "construction sociale" de l'activité de connaissance. Si la science est bien une activité sociale, elle n'est pas une activité comme les autres. Combinant les apports de la philosophie et de la sociologie, il défend l'idée d'une "emprise du vrai" qui ne dément pas la dimension sociale de l'activité de connaissance, car les sollicitations dont la science est l'objet vont toujours de pair avec la volonté de produire des savoirs à vocation rationnelle et unificatrice. De la sorte, l'activité scientifique, bien qu'inscrite dans une société, ne laisse pas de produire des accords rationnels fondés sur l'exigence du vrai.
Table des matières
Avant-propos
I - En quel sens la science est-elle une activité sociale ? II - La dimension sociale de la science contraint-elle à renoncer à l'idée de "vérité scientifique" ? III - L'argument des routines ordinaires et des rhétoriques est-il contraignant ? IV - L'argument des controverses scientifiques est-il contraignant ? V - L'argument des conflits d'acteurs et des luttes de pouvoir est-il contraignant ? VI - Qu'est-ce qu'une bonne description de l'activité scientifique ? VII - Croyances et justifications : les connaissances scientifiques ne sont pas que des croyances partagées VIII - La science moderne change-t-elle la donne ? IX - L'emprise de la science : sommes-nous dans une société de la connaissance ? dans une société du risque ? X - La science n'est-elle qu'une nouvelle mythologie ? La confusion des croyances XI - En quoi peut-il être intéressant et utile de développer les études sociales de la science ?
Bibliographie
A propos des auteurs
Jean-Michel BERTHELOT (1945-2006), agrégé de philosophie, ancien élève de l'École normale supérieure, était professeur à l'Université de paris IV - Sorbonne. Ses derniers travaux portaient sur la sociologie des sciences et l'épistémologie des sciences sociales. Il a publié dans la même collection L'intelligence du social et en Que sais-je ? La construction de la sociologie, n° 2602.
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Les directeurs
Brief presentation
Jean-Michel Berthelot (1945-2006), Ph. D. and holder of the aggregation, graduate of the Ecole normale supérieure, taught at the Université de Paris iv-Sorbonne. After devoting his studies to the sociology of education, then the sociology of the body, he concentrated his last ten years on the sociology of the sciences and epistemology of the social sciences. L’emprise du vrai brings us his ultimate reflection on these questions. A prolific author, he published in the same ­collection: L’Intelligence du social and in the ‘Que sais-je?’ collection: La Construction de la sociologie (n° 2602).For several decades now, it has been considered good form to denounce the ‘belief’ that science is in some way related to the notion of truth. Science, in this perspective, is no more than a ‘social construction’, a dissertation on reality that reflects beliefs about the world, shared by groups whose interests sometimes diverge, in a given society at a given time.
But, even if we acknowledge the social determinants of scientific knowledge, must we therefore abandon the idea of scientific truth? Are we condemned to absolute relativism under the pretext that everything is constructed?
In this book, Jean-Michel Berthelot undertakes to clarify what we should understand by ‘social construction’ in the field of learning. For, although we can indeed regard science as a social activity, this in no way implies that it is just like any other activity, even in advanced societies where the boundaries between different spheres of activity seem to disappear as the world becomes increasingly ‘scientized’.
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