Histoire d'Angleterre, XVIe-XVIIIe siècle

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L’histoire d’Angleterre ne peut débuter en tant que telle qu’après la liquidation de la guerre de Trente Ans et de la guerre civile, c’est-à-dire à la victoire définitive de Henri Tudor sur Richard III. S’ouvre alors l’histoire d’un peuple qui a trouvé son identité dans la séparation définitive d’avec le continent.


Caractéristiques

  • 368 pages
  • 39.00 €
  • ISBN : 978-2-13-053809-7
  • N° d'édition : 2
  • Date de parution : 01/07/2003


L'ouvrage

L’ouvrage dresse le panorama de l’hstoire anglaise de l’époque moderne, de la Réforme religieuse à la révolution industrielle : économie, société, religion et approche culturelle. Sont évoqués la critique de la whig history, l’impact de la sociologie allemande ou les débats entourant l’adoption récente du terme « Ancien Régime » pour cerner ces sociétés passées.


*


Si l’Angleterre avait déjà connu des rois autochtones ou qui avaient coupé toute attache avec l’étranger avant Hastings, la conquête normande plaça le territoire anglais sous la domination de nobles et de rois d’origine française davantage tournés vers le continent que vers leurs possessions d’outre-Manche. L’Angleterre se considère désormais comme une nation et se lance dans la conquête de l’île et de l’Irlande. La guerre en France puis la guerre civile avaient en effet affaibli la mainmise sur les Irlandais et les Ecossais, presque entièrement soumis au temps d’Edouard Ier. Le XVIe siècle débute, outre l’abandon antérieur des prétentions dynastiques, par la rupture avec Rome initiée par Henri VIII, en dépit du rapprochement initial avec la papauté. A cette double rupture stratégique et religieuse s’ajoute un nouvel horizon, l’aventure américaine, et une transformation politique sans précédent, la révolution. Si le pouvoir royal n’est pas toujours respecté en Europe, par exemple dans les Provinces-Unies, le cas anglais est unique parce qu’il est bien un choix de régime plutôt qu’une révolte nationale ou religieuse. L’étude des révolutions anglaises sera d’autant plus enrichissante pour l’historien qu’elle sera menée en même temps que celle de la monarchie française, car le même conflit entre le roi et les parlementaires – sans négliger le rôle des circonstances propres à chaque pays – y connut une issue radicalement différente. L’histoire de l’Angleterre est aussi celle d’une formidable transformation qui débuta lors des guerres de la fin du XVIIe siècle contre la France. L’Angleterre y trouva en effet un statut de grande puissance qu’elle avait depuis longtemps perdu et connut un essor démographique et économique sans précédent, qui fit d’un petit royaume sous-peuplé et réduit à un rôle d’appoint la première puissance d’Europe après la défaite de la France révolutionnaire. Car ce livre est aussi l’étude de la société et de l’économie anglaise, la genèse du modèle dominant au cours du XIXe siècle, en rupture avec les solutions continentales.

(P. Prigent)

Table des matières

Avant-propos


Première partie -- Bibliographie : Sources et instruments de travail - Études


Deuxième partie -- Nos connaissances


I -- Le "beau" XVIe siècle des Tudors II -- Révolutions et continuité : le XVIIe siècle III -- Une nation de freeholders : le XVIIIe siècle anglais IV -- "Rule britannia". De l'Imperium à l'Empire


Troisième partie -- Grands débats


V -- La défaite de la "whig history" VI -- Histoire sociale, histoire culturelle ? VII -- Anciens débats et nouveaux objets VIII -- L'exception britannique ? IX -- Ce sont des villes


Conclusion -- Index

A propos des auteurs

Bernard COTTRET, membre senior de l'Institut universitaire de France, membre de l'IRCOM (Paris IV), est professeur à l'Université de Versailles - Saint-Quentin

Les directeurs

Jean Delumeau, Claude Lepelley

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