La crise de l'art contemporain

Un texte provocant et instructif. Pour ceux que l’art contemporain passionne ou exaspère, ce livre servira de repère utile. L’ambition de l’auteur, fin connaisseur du milieu artistique, est claire : donner au lecteur curieux les clés d’un débat réservé d’ordinaire aux initiés.


Caractéristiques

  • 324 pages
  • 15.50 €
  • ISBN : 978-2-13-058943-3
  • N° d'édition : 2
  • Date de parution : 18/05/2011


L'ouvrage

« La prétendue crise de l’art contemporain est donc une crise de la représentation de l’art et une crise de la représentation de sa fonction… La démocratisation culturelle se poursuivra… La diversité des groupes sociaux sera encore plus lisible dans la diversité culturelle et artistique… Il n’y a ni à s’opposer à cette évolution, ni à l’accompagner, elle se fait. En même temps, c’est de cette diversité qu’on peut attendre vitalité et surtout, désir, ces deux éléments essentiels à toute création. »

Publié pour la première fois en 1997, cet ouvrage, réédité à de nombreuses reprises, est paru dans un contexte de polémique virulente sur la « valeur » de l’art contemporain en France. L’auteur reprend, dans une préface inédite, les arguments en présence, en particulier la réception du livre ayant favorisé, pour le public, une prise de conscience générale, « que les idées pouvaient être discutées et analysées… Le débat a eu un effet positif, ne serait-ce qu’en dédramatisant les choses, au moins on a pu commencer d’en parler » et comprendre que nous avons vécu « la fin de l’utopie de l’art et que nous sommes entrés dans un autre paradigme de production et de représentation ».


Table des matières

Préface à l’édition « Quadrige »

Introduction

Chapitre premier. — Histoire et arguments d’une crise
Histoire
Arguments et modes d’argumentation
Rejets, réponses, clivages

Chapitre II. — La crise en contexte
La crise du marché et la perte de l’immunité due à l’argent
Apparatchiks, corporatismes et mimétisme
Les publics et l’art
La production industrielle des biens culturels
Changements perceptifs, changements esthétiques

Chapitre III. — Comparaisons et contrastes : du bon usage de l’histoire
Iconoclasmes en pensées, iconoclasmes en actes
Un retour à l’ordre ?
Art dégénéré et monstruosités
L’art contre-révolutionnaire
La nouvelle polémique de la modernité des années 1960 et 1970
Pornographie, correction politique et intervention des communautés

Chapitre IV. — La crise de quoi ?
Qu’est-ce qu’une crise ?
Le marché : portée d’un malaise
Rayonnement international et masochisme
L’état de l’État culturel
La santé de la critique
Le retrait des artistes
Vitalité de la création
Le public absent
La perte de croyance

Chapitre V. — L’échec d’un sauvetage : défense des valeurs esthétiques et production administrative de sens
Rejets, conflits de critères et déplacement des évaluations
Le modernisme tardif
Les stratégies herméneutiques
L’appel aux métathéories
Esthétiques du pluralisme
L’embarras des artistes
La production administrative de sens

Chapitre VI. — La fin de l’utopie de l’art
La crise du concept d’art
La fin d’une utopie
Vitalité de l’utopie citoyenne : la démocratie radicale
La crise de l’utopie du travail
L’utopie de l’art
La fin de l’utopie de l’art
Quelques stratégies défensives
Morte et bien morte


Conclusion
Bibliographie


A propos des auteurs

Yves Michaud est membre de l’Institut universitaire de France et professeur de philosophie à l’Université de Rouen. Critique d’art depuis 1975, il a été directeur de l’École nationale supérieure des beaux arts de 1989 à 1996.



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