Orientation

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Définition
C’est probablement l’une des grosses épines du système scolaire français, dans la mesure où le taux d’échec considérable en premier cycle à l’université est dû, en partie, à un mauvais aiguillage en lycée, voire au collège. Pour remédier à cet échec, le ministère de l’Education nationale préconise depuis 2007 une présélection des futurs bacheliers dès le mois de février par la constitution d’un dossier où figurent un bulletin de notes, un avis du professeur principal et du chef d’établissement, et un exposé du projet professionnel. C’est une procédure d’orientation dite « active », comme les universités de Montpellier, Paris IV ou Paris XIII le pratiquent dans des filières qui connaissent un fort taux d’échec (Psychologie, AES, Histoire). Pour l’instant, dans le cadre du LMD, cette nouvelle mesure a été mal comprise, car il ne s’agit pas de sélectionner les étudiants (pratique interdite depuis 1984 dans les universités françaises à l’exception de Belfort, Compiègne, Paris-Dauphine et Troyes), mais d’inciter les candidats à choisir une filière plus adaptée : donc, de responsabiliser les lycéens et de baisser le taux d’échec en L1. Pour le moment, 65 universités sur 86 ont testé le dispositif. Il faudra attendre quelques années pour en apprécier les vertus. Si vous faites partie de ceux qui sentent que leur filière n’est pas la bonne, pas de panique ! D’une part, les passerelles entre filières et cursus existent aujourd’hui et vous permettent de vous « retourner » en cours ou en fin d’année. Ensuite, ce n’est pas démériter que de se tromper de voie et de tâtonner lorsque l’on a 18 ans. Il faut simplement que le tâtonnement ne dure pas cinq ans ! Il n’est pas rare de voir des étudiants faire une première année de Licence en biologie, puis s’orienter en physique ; ensuite, arrêter l’université pour aller vers une filière courte, décrocher un DUT et, finalement, préparer le concours d’infirmière pendant trois ans pour obtenir leur diplôme avec brio. Il faut parfois errer quelques années pour trouver le bon chemin, et surtout le chemin qui vous correspond. Eviter donc l’orientation forcée, celle que vous ne désirez pas (mais que d’autres souhaitent pour vous), mais évitez également, et si possible, de vous inscrire dans des filières dans lesquelles vous ne vous projetez pas, celles qui cassent votre ambition. Mais ne désespérez pas si, au bout de deux ans, vous n’avez pas trouvé votre terre d’élection. Dirigez-vous vers le SCUIO (Service commun universitaire d’information et d’orientation) de votre université, organe indispensable, où vous trouverez des personnes attentives pour vous orienter et vous conseiller sur les possibilités exceptionnelles qu’offrent les formations françaises et étrangères.
Corrélats
- Voir aussi : Ambition ; Année de découverte ; Cursus ; Domaine de formation ; DUT ; Mobilité internationale ; Passerelles ; Validation des parcours

