4 bonnes raisons de partir à l'étranger
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La réussite des études, mais aussi de la vie professionnelle, passe désormais par l’international. Voici quatre bonnes raisons de tenter l’expérience de la mobilité étudiante.
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C’est facile
Plus de deux millions de jeunes Européens effectuent chaque année leurs études dans un pays étranger. Un chiffre qui augmente d’année en année : théoriquement, aucun obstacle n’arrête les étudiants européens dans leurs projets de mobilité. Grâce à l’harmonisation de l’enseignement supérieur, vous pouvez effectuer un semestre en France, poursuivre votre cursus en Allemagne, puis postuler pour un master en Suède. Ces échanges sont possibles grâce à la mise en place d’un même système d’évaluation pour toute l’Europe : le système ECTS (European Credit Transfer System).
Pour partir ? Il suffit d’avoir achevé sa première année
d’étude universitaire en France. Aujourd’hui, 470 établissements
français sont titulaires de la charte universitaire
Erasmus et développent de nombreux partenariats avec
des établissements européens. Les droits d’inscription
dans l’université d’accueil sont gratuits, ce qui compense
un peu la médiocrité des bourses Erasmus. En 2006, plus de 22 500 étudiants français sont ainsi partis grâce à
Erasmus, pour une durée de 3 à 12 mois, principalement
vers l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
De plus, les grandes capitales européennes ne sont plus
qu’à quelques heures de Paris, que ce soit par l’avion ou le
train pour certains : Berlin est à 1 h 30, Londres à une
heure, Helsinki à 3 heures, Madrid à 2 heures…
Cela permet de s'approprier une langue et une culture
Apprendre une langue étrangère est un atout, quelle que soit cette langue. Mais impossible de faire l’impasse sur l’anglais, qui est devenu l’outil de communication par excellence : vous devez véritablement en faire votre deuxième langue maternelle.
Pour l’étude d’une seconde et d’une troisième langue
(voire plus !), vous avez le choix : toutes comportent un
intérêt et valoriseront votre CV. Troisième langue parlée
dans le monde, l’espagnol ne cesse de progresser avec le
développement économique des pays d’Amérique latine.
De nombreuses multinationales recrutent ainsi des cadres
dans tous les domaines pour développer leur marché en
Amérique Latine. L’allemand, peu parlé en France, est une
langue très demandée sur le marché du travail. Troisième
puissance mondiale et premier partenaire commercial de
la France, l’Allemagne accueille aujourd’hui plus de
1 400 filiales françaises, notamment dans les domaines de
l’aéronautique, de l’énergie et de l’équipement.
Des langues moins étudiées en France peuvent également
vous ouvrir des portes sur le marché de l’emploi. C’est le
cas du portugais, parlé par 210 millions de personnes dans
le monde et langue de travail de plusieurs organisations
internationales, ou bien de l’italien, langue des arts et de la
culture. L’apprentissage de l’arabe offre également un
vaste champ d’action sur le Proche-Orient, le bassin méditerranéen
et l’Afrique. Enfin, l’essor fulgurant du marché
chinois incite de nombreux français à étudier le mandarin.
Pour s’approprier toutes les subtilités de ces langues, une
seule solution : le séjour à l’étranger. Cela vous permet de
baigner toute la journée dans un autre environnement linguistique
et surtout de rattacher cette langue à sa culture,
aux modes de pensées de ceux qui la parlent.
Savoir manier une langue sur son terrain, connaître toutes
ses richesses, son histoire et sa culture constituent un atout
majeur, indispensable dans certaines formations.
L’ouverture internationale est recommandée... voire exigée
Il y a vingt ans, un jeune diplômé maîtrisant parfaitement l’anglais et ayant fait un séjour d’étude à l’étranger avait un profil international. Aujourd’hui, ce profil devient banal. La mobilité des étudiants fait partie intégrante de certains cursus universitaires et les compétences linguistiques sont devenues presque aussi importantes que les compétences techniques. Pour les filières directement en prise avec la mondialisation, comme les écoles de commerce ou d’ingénieur, une expérience d’au moins six mois à l’étranger est désormais obligatoire. Les écoles de commerce, en partenariat avec des universités étrangères, proposent ainsi à leurs étudiants des séjours académiques, mais aussi des stages ou des doubles diplômes. On assiste même à une sorte de surenchère de l’internationalisation, avec la mise en place de classements des « business schools » européennes et mondiales, comme celui du Financial Times. La compétition entre les écoles de commerce se joue désormais sur le terrain mondial. En Europe, cette concurrence a entraîné la création de la Cems (Community of European Management School). Elle regroupe 17 grandes écoles de commerce européennes (dont HEC pour la France) et 60 entreprises internationales, dans le but de former des étudiants dans deux pays et de leur faire effectuer un stage dans un troisième pays. L’ouverture sur le monde est également recommandée dans d’autres filières. C’est le cas dans le secteur de l’audiovisuel (journalisme, cinéma…), où l’on observe une internationalisation de l’information et le développement de groupes internationaux. Dans les cursus d’Histoire la tendance est également à l’expatriation : même si elle n’est pas indispensable, une expérience à l’étranger peut vous permettre d’aborder des thèmes différents et d’enrichir votre approche de la discipline. Sur le marché du travail, la maîtrise de plusieurs langues et de la culture qui les entoure est donc un gage de curiosité et d’ouverture d’esprit très apprécié des employeurs.
C’est un accélérateur de carrière
Peu d’étudiants parviennent à obtenir un emploi à l’étranger immédiatement après leurs études, mais leur compétence internationale a de très bonnes chances d’être payante plus tard : au-delà de leurs bénéfices linguistiques, les études à l’étranger signalent aux employeurs des personnalités ouvertes au changement et prêtes à s’adapter plus rapidement. De plus, avec l’accroissement des échanges mondiaux, le recrutement se mondialise et de nombreuses filiales se créent à l’étranger. Les recruteurs recherchent donc de plus en plus ces « profils internationaux ». Certaines entreprises proposent même désormais aux jeunes de partir en poste à l’étranger après un ou deux ans de présence dans leurs équipes, au lieu de trois à cinq auparavant. Partir à l’étranger offre donc une expérience culturelle et linguistique incomparable, qui enrichit votre parcours personnel, mais aussi l’avenir collectif en favorisant la diffusion du savoir et en améliorant la compréhension mutuelle. Un dernière preuve : selon une étude de la Commission européenne, 60 % des étudiants Erasmus estiment que leur expérience à l’étranger a été un atout majeur dans leur embauche.
- Pour en savoir plus : Phosphore Hors Série Spécial International,
en vente le 8 novembre 2007.

