Bergson dans les autres collections

Sommaire


Annales bergsoniennes

Présentation

Ces volumes ne sont pas collectifs seulement dans leur composition mais aussi dans leur inspiration et leur histoire. Ils sont issus tout d'abord d'un projet de reprise de la revue des Études bergsoniennes, avec le soutien des Presses universitaires de France et de Michel Prigent, pour lequel s'étaient rassemblés les membres du comité international qui reste réuni ici, sans lesquels un tel projet n'aurait pas été possible.

Plutôt que la création ou la reprise d'une revue au sens strict du terme, l'idée de la publication régulière d'un volume d'Annales comportant une forte proportion d'inédits et son accueil dans la collection « Épiméthée » sont tout particulièrement dus à Jean-Luc Marion.



Volumes parus







Bergson dans les autres collections

Bergson et James, cent ans après

sous la direction de Stéphane Madelrieux


Il y a un peu plus de cent ans paraissaient simultanément L’Évolution créatrice de Henri Bergson et Le Pragmatisme de William James. Pour James, L’Évolution créatrice était « un véritable miracle dans l’histoire de la philosophie » ; pour Bergson, Le Pragmatisme était « le programme, admirablement tracé, de la philosophie de l’avenir ». Les deux auteurs ont partagé une même gloire, puis un commun oubli. Aujourd’hui que leurs œuvres font de nouveau l’objet de l’attention philosophique, une nouvelle comparaison s’impose, instruite cette fois des contresens du passé. Psychologies du courant de conscience, fonction pratique de la connaissance, cohabitation de l’activité créatrice de l’esprit avec l’objectivité scientifique, réinscription de l’expérience au cœur du religieux, empirisme pluraliste de James et métaphysique de la durée de Bergson, goût partagé pour les « recherches psychiques » : jusqu’où leurs analyses et leurs réflexions coïncident-elles ? Ce recueil est une contribution à la compréhension des nombreux échanges entre pragmatisme et bergsonisme, instrumentalisme et conventionnalisme, anti-intellectualisme et modernisme qui ont ouvert la philosophie du XXe siècle tant en France qu’aux États-Unis.



Lire Bergson

sous la direction de Frédéric Worms et Camille Riquier


Le présent ouvrage se veut à la fois un volume indépendant d’introduction à l’œuvre d’Henri Bergson et l’effet direct d’un travail collectif, celui-là même qui a conduit à une « édition critique » d’ensemble dans la collection « Quadrige/Grands textes » et qui trouve son achèvement avec la parution des Écrits philosophiques (2011). Il offre l’occasion à chacun de ceux qui ont contribué à cette aventure, tout d’abord, de revenir (sans exclusive) sur la partie de l’œuvre qu’il a plus particulièrement « éditée », en vue de reconduire à sa lecture. C’est ce qui explique aussi l’ordre des études, qui suit celui des principaux livres et essais de Bergson. Mais si ce travail permet de donner Bergson à lire à nouveau pour lui-même, il fallait aussi que ceux qui se lancèrent dans cette entreprise, engagés par ailleurs chacun dans leur propre lecture, aient appris de cette autre relation à l’œuvre et la fassent partager. Il s’agit donc aussi pour chacun d’ouvrir la lecture de Bergson sur ses propres préoccupations ainsi que sur celles du présent. Ce volume entend donc montrer, à partir de points de vue variés sur l’œuvre, la diversité de ce que l’on peut tirer de son étude. C’est naturellement qu’il vient le clore, comme les vendanges après les labours, ou plutôt le rouvrir en le transposant sur de nouveaux terrains.



Bergson. Mystique et philosophie

d'Anthony Feneuil


Jusqu’où le questionnement philosophique sur Dieu peut-il porter sans tomber dans l’irrationalisme ? La question est au cœur de la philosophie bergsonienne de la religion, qui propose un mode de connaissance de Dieu évitant à la fois sa réduction intellectualiste à un être suprême et suprêmement abstrait, et la dissolution du discours rationnel dans une prédication religieuse. Il s’agit pour Bergson d’introduire la mystique en philosophie « comme méthode philosophique ». Comprendre ce geste implique non seulement d’exposer la théorie bergsonienne de la mystique, mais surtout d’examiner la manière dont une telle introduction de la mystique en philosophie bouleverse les concepts philosophiques eux-mêmes, et jusqu’au sens de la connaissance philosophique.



Archéologie de Bergson. Temps et métaphysique

de Camille Riquier


Le projet de retrouver l’unité de la philosophie de Bergson ne pouvait être mené à bien que depuis la méthode qui en avait à proprement parler fait une œuvre. L’erreur fut de ne pas prendre en considération le statut profondément réformé de la métaphysique qu’il instaure et qui procède au retournement de la métaphysique traditionnelle : non plus se fonder sur un premier principe, mais se fondre dans l’expérience immédiate, c’est-à-dire descendre en soi-même, livre après livre, vers des couches de plus en plus profondes de la durée concrète. L’œuvre entière doit se comprendre à rebours, en sorte que chaque livre fournit les bases au livre précédent au lieu de le supposer, l’intègre dans un cadre plus large et profond — sorte d’essais concentriques où le dernier livre englobe les précédents. Il s’agit en un sens d’une archéologie, mais comprise dans les limites indéfiniment reculées de l’intuition, Bergson n’atteignant que dans son dernier livre, le véritable principe agissant.(…)



Henri Bergson

de Vladimir Jankélévitch


« Le bergsonisme est une de ces rares philosophies dans lesquelles la théorie de la recherche se confond avec la recherche elle-même. »

À partir de sa rencontre avec Bergson en 1923, Jankélévitch commença à travailler à ce livre, publié en 1930. « Nous montrions l’importance de l’illusion de rétrospectivité, parlions du possible au futur antérieur, signalions le caractère central de la critique du néant ».

Cette magistrale compréhension de « l’intuition bergsonienne » incita le maître à rédiger un court essai, d’une importance capitale pour l’intelligence du bergsonisme, Le possible et le réel (paru en novembre 1930, puis repris dans La pensée et le mouvant en 1934).




Bergson et la religion

publié sous la direction de Ghislain Waterlot


S’il est très diffusé et lu lors de sa parution en 1932, le livre intitulé Les Deux Sources de la morale et de la religion est moins commenté et discuté que les précédents ouvrages de Bergson. Comme il ouvrait des perspectives très audacieuses et inattendues à l’époque, la majorité des philosophes, des sociologues ou des théologiens ont été, pour des raisons différentes, soit mal à l’aise, soit hostiles. La situation a changé. C'est donc dans un horizon de nouveau ouvert que cet ouvrage collectif réunit de grands spécialistes de Bergson et de jeunes chercheurs prometteurs. Il compte aussi la présence de plusieurs théologiens, réputés pour leur connaissance du catholicisme, du protestantisme et du judaïsme. Enfin, des philosophes spécialisés dans le champ de la sociologie ont apporté leur contribution.

Doté d’une longue introduction qui rappelle les enjeux des Deux Sources, il comprend aussi une bibliographie très complète et détaillée qui constitue un excellent instrument de travail. Centré sur la religion, cet ouvrage interroge pourtant l’ensemble des Deux Sources, car morale et religion ne sont jamais radicalement séparées chez Bergson. Au terme, on s’aperçoit que l’œuvre recèle des perspectives de questionnement très riches et encore peu explorées. Avec d’autres publications toutes récentes, parmi lesquelles on compte l’édition critique des Deux Sources, ce livre est une invitation à reprendre la lecture d’une œuvre philosophique majeure qui a conservé sa fraîcheur et une grande actualité.




Le bergsonisme

de Gilles Deleuze


« Durée, mémoire, élan vital marquent les grandes étapes de la philosophie bergsonienne. L'objet de ce livre est la détermination du rapport entre ces trois notions et du progrès qu'elles impliquent. L'intuition est la méthode du bergsonisme (…) et l'intuition telle qu'il l'entend méthodiquement suppose la durée. »

Analysant le travail philosophique de Bergson, Gilles Deleuze s'interroge sur la possibilité d'établir une méthode philosophique rigoureuse et précise, fondée sur l'intuition et sur la manière dont Bergson en a élaboré les règles pour construire sa philosophie. « Comment l'intuition, qui désigne avant tout une connaissance immédiate, peut-elle former une méthode ? » Il s'attache ensuite à étudier les relations établies tout au long de l'œuvre, entre les trois concepts majeurs de la philosophie bergsonienne, la durée comme donnée immédiate, la mémoire comme existence virtuelle et l'élan vital comme mouvement de la différenciation.




Religion, métaphysique et sociologie chez Bergson

de Brigitte Sitbon-Peillon


Cet ouvrage propose une lecture nouvelle de la doctrine de la religion chez Bergson, en analysant la méthodologie originale empruntée par le philosophe, notamment dans Les Deux Sources de la Morale et de la Religion. Celle-ci met en jeu sa métaphysique spiritualiste et les acquis de la sociologie de son temps, en l’occurence celle de l’École française fondée par Émile Durkheim. L’originalité et la modernité de la démarche bergsonienne résident dans l’intégration différentielle de ces deux points de vue, où chacun d’entre eux se trouvent en retour redéfinis dans une perspective nouvelle. En adoptant ce « mixte » méthodologique, Bergson reconnaît ainsi la nécessité de traiter le fait religieux dans sa polymorphie, à la fois comme fait spirituel et social. Dans cette optique, le fait mystique, saisi indépendamment du dogme et de la foi, occupe une place centrale dans la mesure où, d’une part, il s’impose de manière inédite dans la doctrine bergsonienne comme l’« auxiliaire puissant de la recherche philosophique », et où, d’autre part, en s’incarnant dans des « individualités », il met à jour une dialectique subtile qui se joue entre le social et le spirituel, envisagés de manière divergente par la métaphysique bergsonienne et la sociologie durkheimienne.




Bachelard et Bergson. Continuité et discontinuité

publié sous la direction de Frédéric Worms et Jean-Jacques Wunenburger


La rencontre entre Bachelard et Bergson va bien au-delà d'objections adressées par un philosophe à un autre sur un problème comme le temps, le néant, l'image... Elle va au-delà aussi de l'opposition entre deux courants trop souvent figés de la philosophie française : la conscience et le concept, la métaphysique et la science. Elle conduit en réalité au centre respectif de deux œuvres décisives, au carrefour de toute la philosophie du XXe siècle en France et cela dans tous les domaines, scientifiques et métaphysiques, mais aussi esthétiques et éthiques. En faisant appel aux meilleurs spécialistes français et internationaux, cet ouvrage est une incitation à y revenir et à poursuivre cette investigation.




Bergson. La durée et la nature

coordonné par Jean-Louis Vieillard-Baron


La durée est l'essentiel de la philosophie de Bergson. Chacun connaît la succession qui va du passé au présent et à l'avenir ; chacun obéit au temps mesuré des horloges. Seul Bergson a fait de l'intuition de la durée la découverte principale de toute une philosophie du moi, de la nature, de l'univers.

Les contributions réunies dans ce volume montrent comment la pensée de Bergson, par sa vitalité et par ses virtualités inexplorées jusqu'à aujourd'hui, ouvre des perspectives d'avenir, en particulier quand on la confronte avec Darwin sur l'évolution, avec Heidegger sur la temporalité, avec Deleuze sur la multiplicité, avec tous les dogmatismes matérialistes et spiritualistes. Le sens de la vie, c'est le progrès cosmique, historique et personnel de la liberté.






Bergson

de Jean-Louis Vieillard-Baron


L'exceptionnelle célébrité de Bergson, en particulier à partir de L'évolution créatrice (1907), a contribué à vulgariser — à déformer aussi — sa pensée. Un siècle plus tard, son œuvre est essentielle pour comprendre l'évolution de la philosophie, surtout en France, au XXe siècle. Même les auteurs qui l'ont critiqué, comme Sartre ou Merleau-Ponty, lui sont très largement redevables des cadres de leur réflexion.

Alors qu'une réévaluation de l'importance du spiritualisme positiviste dont il est le chef de file s'impose, cet ouvrage est une introduction à l'œuvre de Bergson. Il montre combien ce philosophe, prix Nobel de littérature et acteur politique, répond aux problèmes de son temps en créant son propre langage et ses propres concepts, pour exprimer des idées dont la fécondité reste aujourd'hui encore très sensible.





Bergson, Schopenhauer, Nietzsche. Volonté et réalité

d'Arnaud François


Ce livre se veut la première confrontation systématique entre trois doctrines dont on a souvent signalé, comme en passant, les ressemblances multiples. Elle est menée du point de vue d’un problème original et précis, celui-là même qui se trouve au cœur des pensées de Bergson, Schopenhauer et Nietzsche, à savoir le problème des rapports entre volonté et réalité. La méthode qui se trouve essayée ici est inspirée de la pensée bergsonienne de la vie : selon cette méthode, la communauté d’impulsion entre trois doctrines présentant des analogies est d’autant plus certaine, et apparaîtra avec d’autant plus d’évidence, que leurs orientations générales divergent davantage. D’où le projet de mener la confrontation des trois doctrines tant dans leurs similitudes – et par-delà la dichotomie entre philosophie française et philosophie allemande –, que dans leurs gestes propres, ceux-ci ne pouvant être ressaisis que de l’intérieur et à travers leurs effectuations concrètes. C’est que la divergence ajoute, ici, à la force de la preuve.




Bergson ou les deux sens de la vie

de Frédéric Worms


Cette étude porte sur le « mouvement » qui relie les quatre principaux livres de Bergson et sur ces livres eux-mêmes, Essai sur les données immédiates de la conscience, Matière et mémoire, L'évolution créatrice, Les deux sources de la morale et de la religion. Elle s'appuie sur les précédents travaux de l'auteur, en particulier Introduction à Matière et mémoire de Bergson (PUF, 1997). En regard de cette œuvre singulière, Frédéric Worms s'est imposé une double tâche, d'une part historique en la confrontant aux œuvres contemporaines, d'autre part philosophique en faisant ressortir les tensions fondamentales qui caractérisent l'œuvre de Bergson, entre la vie et la connaissance, entre la vie organique et la vie individuelle.


À paraître


  • Bergson et Einstein, d'Élie During



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