Lien social (le)

Sommaire


Directeur de collection

La collection « Le lien social » est dirigée par Serge Paugam.


Présentation

Fondée en 1997, la collection « Le lien social » entend s’appuyer sur les recherches menées en sciences sociales pour éclairer les choix et nourrir la réflexion des citoyens soucieux de comprendre les évolutions, mais aussi les fondements des sociétés modernes. La notion de lien social est devenue courante. Il n’est pas rare d’entendre parler de « crise du lien social » et de la nécessité de « retisser » ou de « renouer » le lien social. A la limite, chaque fois qu’il est question de la vie sociale, le terme de lien social est aujourd’hui employé pour désigner tout la fois le désir de vivre ensemble, la volonté de relier les individus dispersés, l’ambition d’une cohésion plus profonde de la société dans son ensemble. La notion de lien social est en réalité inséparable de la conscience que les sociétés ont d’elles-mêmes et son usage courant peut être considéré comme une interrogation sur ce qui peut faire encore société dans un monde où la progression de l’individualisme apparaît comme inéluctable. La « société des individus » est-elle encore une société, et si oui, comment ?


L'ambition de cette collection correspond au projet intellectuel de rendre accessible à un large lectorat les recherches empiriques et théoriques réalisées par les chercheurs en sciences sociales et d’aider ainsi, par un effort de clarification mais aussi de distanciation, à mieux comprendre à la fois ce qui cimente les sociétés modernes et ce qui les divise, ce qui les protège et ce qui les menace.


Les textes publiés se répartissent par grandes thématiques reconnaissables par la couleur de la couverture.


La collection traite de la construction des identités (couverture en fond bleu) en étudiant comment les individus et les groupes tentent d’affirmer, sous le regard d’autrui, leurs différences dans un monde où les grandes institutions paraissent en déclin et les normes collectives moins contraignantes. Plusieurs ouvrages s’inscrivent dans cette démarche analytique : Jean-Hugues Déchaux, Le souvenir des morts. Essai sur le lien de filiation ; Claude Dubar, La crise des identités. L’interprétation d’une mutation ; Anne Gotman, Le sens de l’hospitalité. Essai sur les fondements sociaux de l’accueil de l’autre ; Clara Lévy, Ecritures de l’identité. Les écrivains juifs français depuis la Shoah ; Patrick Peretti-Watel, François Beck et Stéphane Legleye, Les usages sociaux des drogues ; Faustine Régnier, L’exotisme culinaire. Notons aussi la réédition de G. H. Mead, L’esprit, le soi et la société.


La collection s’interroge également sur les nouvelles formes d’inégalités et de ruptures sociales (couverture en fond rouge). Souvent représentées sous la forme de ségrégations, de discriminations, de stigmatisations, ces inégalités multiples conduisent au constat d’une cohésion sociale ébranlée et donc d’une remise en question du contrat social entre les individus et les générations. Plusieurs titres de la collection éclairent ce défi majeur : Michel Castra, Bien mourir. Sociologie des soins palliatifs ; Louis Chauvel, Le destin des générations. Structure sociale et cohortes en France au XXème siècle ; Jean-Luc Richard, Partir ou rester ? Les destins des jeunes issus de l’immigration en France ; Hugues Lagrange (sous la dir.), L’épreuve des inégalités ; Mathias Millet et Daniel Thin, Ruptures scolaires. L’école à l’épreuve de la question sociale ; Isabelle Parizot, Soigner les exclus. Identités et rapports sociaux dans les centres de soins gratuits ; Serge Paugam, Le salarié de la précarité. Les nouvelles formes de l’intégration professionnelle ; Françoise Piotet (sous la dir.), La révolution des métiers ; Corinne Rostaing, La relation carcérale. Identités et rapports sociaux dans des prisons de femmes ; Agnès van Zanten, L’école de la périphérie. Scolarité et ségrégation en banlieue ; Jean-Philippe Viriot-Durandal, Le pouvoir gris. Sociologie des groupes de pression de retraités.


La collection analyse aussi les formes de régulation mises en œuvre dans les sociétés pour renforcer le lien social à travers des politiques publiques à visée universelle ou catégorielle (couverture en fond marron). La question de l’Etat-providence y trouve toute sa place. Plusieurs auteurs ont contribué à éclairer le débat social sur cette question : Isabelle Astier, Les nouvelles règles du social ; Julien Damon, La question SDF. Critique d’une action publique ; Gøsta Esping Andersen, Les trois mondes de l’Etat-providence. Essai sur le capitalisme moderne (traduction) ; Sylvie Morel, Les logiques de la réciprocité. Les transformations de l’assistance en France et aux Etats-Unis ; Thierry Oblet, Gouverner la ville. Les voies urbaines de la démocratie urbaine ; Bruno Palier, Gouverner la Sécurité sociale ; Jean-Marc Stébé, La médiation dans les banlieues sensibles.


Plusieurs ouvrages, dont certaines rééditions de classiques, portent sur le lien social en général et interrogent la spécificité du regard des sociologues sur cet objet constitutif de leur discipline (couverture en fond vert) : Maurice Halbwachs, Les causes du suicide ; Serge Paugam, Les formes élémentaires de la pauvreté ; Dominique Schnapper, La compréhension sociologique. Démarche de l’analyse typologique ; François Simiand, Critique sociologique de l’économie.


Enfin, à l’occasion de son dixième anniversaire, la collection a édité un gros ouvrage collectif comportant cinquante contributions de chercheurs en sciences sociales sur le thème du devenir de la solidarité : Serge Paugam (sous la dir.), Repenser la solidarité. L’apport des sciences sociales. Cet ouvrage, qui a nourri le débat pendant la campagne présidentielle de 2007, constitue aujourd’hui une référence incontournable sur ce thème.


Liste des ouvrages

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